Contournement de comptage (nœud)

Score de suspicion de contournement de comptage pour un nœud unique (0-100), avec motifs, formules, confiance des preuves, recevabilité juridique et liste de contrôle pour la visite terrain.

Le rapport Contournement de comptage réalise une analyse formalisée d’un nœud de comptage unique sur une période sélectionnée, dans le but de détecter les signes d’un éventuel sous-comptage, d’une substitution de la voie de mesure, d’un comportement anormal du capteur ou d’autres événements qui requièrent l’attention du service de comptage. Il s’appuie sur les mêmes normes qui régissent le comptage du gaz : ISO 5167 (diaphragmes), ISO 6976 (pouvoir calorifique), EN 12405-1 (conversion électronique du volume de gaz), OIML R 137 (compteurs de gaz), OIML R 140 (systèmes de mesure pour combustibles gazeux) et EN 1359 (compteurs à membrane).

Objet du rapport

En-tête du rapport

En-tête du rapport. La première chose que voit le lecteur : l’identifiant du nœud, l’identifiant de l’appareil, le type de correcteur, la période couverte, l’heure de génération, le score de suspicion final et sa sévérité textuelle. Le score à lui seul ne prouve rien — c’est un indicateur composite qui doit toujours être lu conjointement avec les six indicateurs voisins (voir la synthèse de l’investigation ci-dessous).

Le rapport n’est pas un constat formel de violation. Il n’établit pas le fait d’un vol, ne remplace pas une inspection terrain et ne constitue pas un avis juridique. Son rôle est de décrire mathématiquement et métrologiquement les motifs suspects, de montrer la confiance des sources, de fixer la priorité d’inspection et de fournir à l’équipe terrain une liste claire de ce qui doit être vérifié sur site.

Le rapport répond aux questions suivantes :

  • existe-t-il des périodes Q≈0 dans l’archive horaire qui paraissent atypiques ;
  • la voie de pression P était-elle figée sur une valeur de substitution ou quasi constante ;
  • la température T a-t-elle varié alors que la pression restait immobile ;
  • y a-t-il eu une reprise brutale de Q et P après une période zéro ;
  • existe-t-il des correspondances avec l’archive des événements anormaux ;
  • existe-t-il des signaux directs de l’appareil : accès physique, modification de paramètre, réinitialisation, changement d’horloge ;
  • quel est le degré de complétude des sources de données ;
  • la suspicion peut-elle être considérée comme confirmée ;
  • une visite terrain est-elle nécessaire et avec quelle priorité ;
  • quelle est l’ampleur potentielle du volume non compté qui nécessite vérification ;
  • quelles hypothèses alternatives doivent être écartées avant toute conclusion sur une manipulation.

Public cible

RôleCe que le rapport lui apporte
Responsable du service de comptageniveau de suspicion global, confiance des preuves, recevabilité juridique, priorité de visite terrain
Métrologuecontrôle des voies Q/P/T, du régime P_const, applicabilité du modèle physique, lacunes de la fiche signalétique
Ingénieur télémétrielien avec l’archive des sessions, complétude des sources, lacunes suspectes
Équipe terrainprincipales fenêtres à inspecter et liste de contrôle d’inspection
Service de conformitéliste des motifs suspects, des événements de l’appareil et des hypothèses alternatives
Analyste de facturationvolume d’exposition indicatif comme ampleur de l’angle mort potentiel
Juriste de l’opérateurbase pour préparer un constat formel une fois les preuves tangibles confirmées

Ce que le rapport NE doit PAS faire

Le rapport ne doit pas :

  • accuser automatiquement un consommateur de contournement de comptage ;
  • qualifier l’exposition calculée de perte confirmée ;
  • traiter un débit nul comme une violation sans vérifier le régime de fonctionnement ;
  • traiter un capteur figé comme une preuve de manipulation ;
  • appliquer la loi de Gay-Lussac sans vérifier son applicabilité physique ;
  • traiter P=100 kPa comme illégal sans la fiche signalétique et le régime P_const ;
  • relever la recevabilité juridique sur la seule base d’un commentaire IA ;
  • formuler une conclusion sur une manipulation lorsque l’archive horaire est manquante ;
  • remplacer un constat terrain par un score automatique.

Termes clés

TermeSignification
Qdébit de gaz horaire, m³/h
Ppression, kPa
Ttempérature du gaz, °C
Q≈0débit inférieur au seuil de quasi-zéro
P_defaultpression proche d’une valeur de substitution : par ex. 100, 101.325, 103, 105 ou 0 kPa
P_stuckla pression ne change quasiment pas durant la période
zero-flow runpériode continue où le débit est proche de zéro
recoveryretour brutal du débit et/ou de la pression après une période zéro
eventfenêtre détectée d’un motif suspect
severityforce de l’indicateur : low / medium / high / high_plus
pattern scorescore de suspicion mathématique fondé sur les motifs de l’archive (0..100)
event scorescore fondé sur des événements directs ou classifiés de l’appareil (0..100)
final scorescore de suspicion global, max(pattern, event)
evidence confidencecomplétude de la base probante
legal readinessrecevabilité pour une conclusion juridiquement opposable
field prioritypriorité de visite terrain P0..P3
exposurevolume potentiellement non compté estimé, et non une perte avérée
hard evidencepreuve directe : effraction du boîtier, modification de paramètre, réinitialisation de l’archive, événement de l’appareil confirmé, constat formel

Logique générale du rapport

La logique générale du rapport est construite en plusieurs couches :

Il est essentiel que le rapport sépare :

  1. le motif statistique dans l’archive horaire ;
  2. l’événement de l’appareil dans le journal du correcteur ;
  3. la confiance des sources ;
  4. la recevabilité juridique ;
  5. l’inspection terrain.

Chacune des cinq couches est évaluée indépendamment. Un score élevé sur l’une d’elles n’augmente pas la disposition à agir sur une autre. Par exemple, score=100 sans événements de l’appareil ni visite terrain peut rester partial en recevabilité juridique et P1 en priorité terrain.

Données d’entrée

Données obligatoires

SourceObjet
Archive horaire Q/P/Tsource principale pour la recherche de motifs
Période d’analysebornes de la fenêtre
Identifiants du nœud et de l’appareilrattachement du résultat à un objet précis

Sans l’archive horaire, le rapport ne peut que montrer une absence de données, et ne doit pas construire une conclusion de suspicion complète.

Données souhaitables

SourceObjet
Archive des sessions de communicationvérifier si le nœud était en ligne pendant les événements
Archive des événements anormauxrechercher des preuves tangibles : effraction du boîtier, réinitialisation, parameter_change
Fiche signalétique du correcteurvérifier la légalité de P_const, Qmin/Qmax, poids d’impulsion
Inspection terrainconfirmation des scellés, de l’agencement de la tuyauterie, du régime réel
Photo de l’afficheur du correcteurrelevé de Q/P/T/V, date, heure, régime
Relevés d’un compteur externerapprochement du volume cumulé

Période fiable minimale

Une période inférieure à 30 jours rétrograde automatiquement la confiance de la base probante d’un niveau : high → medium, medium → low. Un minimum raisonnable est de 90 jours ; la période recommandée est de 366 jours (une année offre la saisonnalité pour tous les motifs).

Carte des preuves

Carte des preuves

Carte des preuves. Quelles sources de données ont servi au scoring et quel est leur degré de complétude. Plus il y a de marques vertes « OK », plus la confiance dans les preuves est élevée. Chaque source a un poids dans la formule de confiance des preuves, et un statut partial ou missing abaisse le pourcentage résultant.

SourceStatutPoids dans les preuves
Archive horaire Q/P/Tok / partial / missing3
Archive des sessions de communicationok / partial / missing2
Archive des événements anormauxok / partial / missing3
Fiche signalétique du correcteurok / partial / missing1
Inspection terrainok / partial / missing3

Formule de confiance des sources

Soit :

  • w_i — poids de la source ;
  • s_i — coefficient de statut de la source.

Statuts :

si={1,statusi=ok0.5,statusi=partial0,statusi=missings_i = \begin{cases} 1, & status_i = ok \\ 0.5, & status_i = partial \\ 0, & status_i = missing \end{cases}

Alors le pourcentage global de confiance des sources est :

EvidenceSourcePct=(wi×si)wi×100%EvidenceSourcePct = \frac{\sum (w_i \times s_i)}{\sum w_i} \times 100\%

Interprétation de la confiance des preuves

EvidenceSourcePctConfiance des preuves
≥ 70%high
35–70%medium
< 35%low

Période de débit nul

La plupart des signes du rapport commencent par la recherche de périodes où le débit est proche de zéro.

Seuil de quasi-zéro

Seuil de référence :

Qnearzero=0.5  m3/hQ_{nearzero} = 0.5 \; m³/h

Une heure est considérée comme nulle si :

QhQnearzeroQ_h \le Q_{nearzero}

Durée minimale

Une période zéro devient candidate à l’analyse si elle dure au moins :

Hzero_run6  hoursH_{zero\_run} \ge 6 \; hours

C’est-à-dire :

text
Q≈0 en continu pendant 6 heures ou plus

Pourquoi exactement 6 heures

Le seuil de 6 heures évite de réagir aux pauses opérationnelles courtes, aux périodes d’inactivité aléatoires ou aux points zéro isolés. Pour un motif de contournement ou de substitution, ce qui compte n’est pas des zéros isolés mais une fenêtre stable durant laquelle le débit est absent tandis que les autres voies se comportent de manière suspecte.

Empiriquement, 6 heures couvrent la plupart des motifs réels « arrêt nocturne → redémarrage matinal avec substitution » sans faux positifs sur les pauses déjeuner ou les arrêts planifiés courts sur les sites industriels.

Pression de substitution P_default

L’un des indicateurs clés est une pression proche des valeurs de substitution typiques.

Valeurs de substitution

GroupeValeurs
Atmosphérique / contractuelle100.0, 101.325, 103.0, 105.0 kPa
Capteur nul / déconnecté0.0 kPa

Tolérance

Pour les valeurs atmosphériques et contractuelles :

Toleranceatm=0.5  kPaTolerance_{atm} = 0.5 \; kPa

Pour la valeur nulle :

Tolerancezero=0.3  kPaTolerance_{zero} = 0.3 \; kPa

Formule de proximité

La pression est considérée comme proche de la valeur de substitution si :

PmeanPdefaultTolerance|P_{mean} - P_{default}| \le Tolerance

où :

  • P_mean — pression moyenne à l’intérieur de la fenêtre zéro ;
  • P_default — l’une des valeurs de substitution.

Limitation importante

P_default n’est pas à lui seul une preuve de violation. Cela peut être :

  • un régime P_const légal ;
  • un réglage de l’appareil utilisé en l’absence de capteur ;
  • une valeur de repli en cas d’urgence ;
  • une conséquence de la déconnexion du capteur ;
  • une particularité propre au modèle de correcteur.

C’est pourquoi la fiche signalétique est requise pour toute conclusion :

text
À vérifier : P_const est-il autorisé, quelle valeur de P_const est définie, pourquoi a-t-elle été appliquée.

Voie de pression figée P_stuck

Écart-type de la pression

À l’intérieur de la fenêtre zéro, l’écart-type de la pression est calculé :

σP=1n1i=1n(PiP)2\sigma_P = \sqrt{ \frac{1}{n-1} \sum_{i=1}^{n} (P_i - \overline{P})^2 }

La voie de pression est considérée comme figée si :

σP<0.1  kPa\sigma_P < 0.1 \; kPa

Variation de température

Pour le contrôle physique, la température dans la fenêtre doit varier de façon notable :

ΔT=max(Ti)min(Ti)\Delta T = max(T_i) - min(T_i)

Condition :

ΔT1C\Delta T \ge 1^\circ C

Si la température n’a quasiment pas varié, il est impossible d’affirmer avec certitude si P aurait dû changer.

Contrôle de la loi de Gay-Lussac

Formule physique

Pour un volume de gaz fermé avec une quantité de matière constante :

PTK=const\frac{P}{T_K} = const

où :

TK=TC+273.15T_K = T_C + 273.15

Étant données les valeurs initiales :

Pexpected,i=P1×TK,iTK,1P_{expected,i} = P_1 \times \frac{T_{K,i}}{T_{K,1}}

Variation de pression attendue :

ΔPexpected=max(Pexpected,i)min(Pexpected,i)\Delta P_{expected} = max(P_{expected,i}) - min(P_{expected,i})

Comparaison avec la variation réelle

La variabilité réelle de la pression est évaluée via l’écart-type ou l’étendue :

Pstd=σPP_{std} = \sigma_P

ou :

ΔPactual=max(Pi)min(Pi)\Delta P_{actual} = max(P_i) - min(P_i)

Si :

ΔPexpectedΔPactual\Delta P_{expected} \gg \Delta P_{actual}

et qu’en même temps :

σP<0.1  kPa\sigma_P < 0.1 \; kPa

alors la voie de pression est traitée comme suspecte de figeage.

Coefficient de divergence

Pour l’explication du rapport, le rapport suivant peut être utilisé :

KGL=ΔPexpectedmax(σP,ε)K_{GL} = \frac{\Delta P_{expected}}{max(\sigma_P, \varepsilon)}

ε est une petite constante pour se prémunir contre la division par zéro.

Si K_GL est grand, le rapport indique que la variation de pression attendue est plusieurs fois supérieure à la variabilité réelle.

Limitation physique importante

La loi de Gay-Lussac n’est applicable qu’à un volume de gaz fermé.

Elle n’est pas applicable, ou seulement partiellement, si :

  • le nœud est raccordé au réseau ;
  • la pression est maintenue par un régulateur ;
  • l’amont/aval est ouvert ;
  • la pression est relative (manométrique), non absolue ;
  • la fiche signalétique précise un régime P_const ;
  • le volume n’est pas isolé ;
  • le capteur de pression arrondit ou filtre les valeurs.

Catalogue des motifs détectés

Tableau de méthodologie

Tableau de méthodologie. L’ensemble des neuf indicateurs que le rapport peut rechercher, avec leur condition formelle, leur niveau de sévérité (low / medium / high / very_high) et une marque cliquable « déclenché dans ce rapport ». Le tableau montre immédiatement quels indicateurs se sont déclenchés sur le nœud donné, et permet de sauter directement à la carte de l’événement.

Substitution de P par une valeur par défaut

Condition formelle :

Q0  for  H6hQ \approx 0 \; for \; H \ge 6h

et :

σP<0.1  kPa\sigma_P < 0.1 \; kPa

et :

PmeanPdefaultP_{mean} \in P_{default}

et :

ΔT1C\Delta T \ge 1^\circ C

Signification : la pression se maintient à une valeur de substitution typique durant une longue période de débit nul. Cela peut indiquer une substitution de la voie de pression, mais peut aussi correspondre à un régime P_const légal.

Voie de pression figée P (violation de Gay-Lussac)

Condition formelle :

Q0  for  H6hQ \approx 0 \; for \; H \ge 6h σP<0.1  kPa\sigma_P < 0.1 \; kPa ΔT1C\Delta T \ge 1^\circ C

et le modèle de Gay-Lussac montre que la variation de pression attendue devrait être notable.

Signification : la température varie mais la pression est presque immobile. Cela peut indiquer une voie de pression figée, le régime P_const, un régulateur de réseau ou une substitution de la voie de mesure.

Saut synchrone Q+P après une période zéro

Condition formelle :

Il existe une période zéro :

Q0  for  H6hQ \approx 0 \; for \; H \ge 6h

et après sa fin, dans une fenêtre de :

±2  hours\pm 2 \; hours

on enregistre ce qui suit :

Qrecovery10  m3/hQ_{recovery} \ge 10 \; m³/h

et :

ΔPrecovery20  kPa\Delta P_{recovery} \ge 20 \; kPa

Signification : après un long zéro, le débit et la pression sont rétablis simultanément. Cela peut indiquer une reprise du comptage après un changement de régime, mais peut aussi correspondre à un démarrage technologique normal.

Lacune dans l’archive avec sessions de communication réussies

Condition formelle :

Il existe une lacune dans l’archive horaire :

Hgap24hH_{gap} \ge 24h

et dans la même fenêtre il y a eu des sessions de communication réussies :

FailRatio<30%FailRatio < 30\%

Signification : le nœud était en ligne, mais l’archive horaire n’a pas été livrée ou enregistrée. Cela ressemble davantage à un problème de livraison, d’export, d’analyse syntaxique ou d’intégration qu’à un contournement physique du comptage.

Q et P trop plats (plateau)

Condition formelle :

La période dure :

H24hH \ge 24h

le débit est non nul :

Q>1  m3/h\overline{Q} > 1 \; m³/h

le débit est trop plat :

σQQ<0.02\frac{\sigma_Q}{\overline{Q}} < 0.02

la pression est presque figée :

σP<1  kPa\sigma_P < 1 \; kPa

Signification : une courbe très plate peut être normale pour certains procédés technologiques, mais peut aussi indiquer un profil synthétique ou substitué.

Q=0 nocturne à température chaude

Condition formelle :

Aux heures nocturnes :

02:00hour05:0002:00 \le hour \le 05:00

le débit est nul :

Q0Q \approx 0

la température est au-dessus du seuil :

T>15CT > 15^\circ C

et cela se produit sur au moins 5 nuits.

Signification : indicateur faible. Pour les écoles, les bureaux, les sites saisonniers et les bâtiments résidentiels, un débit nul la nuit peut être la norme.

Sauts de pression sans débit

Condition formelle :

Au moins 3 occurrences :

ΔPh30  kPa|\Delta P_h| \ge 30 \; kPa

avec :

Qh<5  m3/hQ_h < 5 \; m³/h

Signification : de fortes variations de pression sans débit correspondant peuvent indiquer un défaut de capteur, un artefact de télémétrie ou une édition manuelle de la voie.

Longue série de valeurs Q identiques

Condition formelle :

Le débit reste identique pendant :

H48hH \ge 48h

à l’intérieur de :

QiQrun0.001  m3/h|Q_i - Q_{run}| \le 0.001 \; m³/h

Signification : un débit naturel présente normalement du bruit et de la variabilité. Une identité prolongée peut indiquer une constante, une erreur de transmission ou un capteur de débit déconnecté.

Reprises uniquement pendant les heures ouvrées

Condition formelle :

Il existe au moins 3 événements de reprise, et la part des reprises pendant les heures ouvrées est :

Sharebusiness70%Share_{business} \ge 70\%

Heures ouvrées :

09:00hour<17:0009:00 \le hour < 17:00

et le jour de la semaine est un jour ouvré.

Signification : si la reprise du comptage se produit souvent uniquement pendant les heures ouvrées, cela peut indiquer une maintenance manuelle, des visites d’opérateur ou des actions de régime. Mais ce n’est pas une preuve de manipulation.

Préfiltres de qualité des données

Avant d’interpréter les motifs de manipulation, le rapport doit écarter les artefacts évidents.

Pression physiquement impossible

Si :

P>500  kPaP > 500 \; kPa

pour un nœud basse ou moyenne pression, il peut s’agir d’un artefact de télémétrie.

De tels points ne doivent pas gonfler la suspicion.

Pic de débit

Un pic de débit peut être traité comme un artefact si :

Qh>20×median(Q)Q_h > 20 \times median(Q)

et qu’en même temps :

Qh>1000  m3/hQ_h > 1000 \; m³/h

Un tel point peut être un déversement de totalisateur, une erreur de transmission ou une réinitialisation d’archive.

Capteur P défaillant

Si la voie de pression est figée pendant :

HPstuck168hH_{Pstuck} \ge 168h

alors les détecteurs de manipulation dépendant de P doivent être désactivés ou marqués comme non probants.

Cela signifie :

text
Problème : fiabilité métrologique du capteur P.
Pas une conclusion : preuve de contournement.

Nœud de réseau où Gay-Lussac n’est pas applicable

Si :

median(P)<10  kPamedian(P) < 10 \; kPa

et :

σP<2  kPa\sigma_P < 2 \; kPa

et que le capteur n’est pas jugé défaillant, le nœud peut être un objet de réseau basse pression où la pression est maintenue par un régulateur.

Dans ce cas, les indicateurs dépendant de GL doivent être rétrogradés ou exclus du scoring.

Niveaux de sévérité et poids de probabilité

Chaque indicateur déclenché se voit attribuer un niveau de force.

SévéritéPoids de probabilité p_i
info0.00
low0.10
medium0.30
high0.50
high_plus0.65

Ces valeurs ne sont pas la probabilité d’une violation juridique. Ce sont des poids internes servant à combiner des indicateurs indépendants.

Score de suspicion composite

Pourquoi pas une simple somme

Si nous additionnions simplement tous les indicateurs, un nœud présentant de nombreux événements faibles obtiendrait un score excessivement élevé. C’est pourquoi une logique multiplicative de signaux indépendants est utilisée.

Formule

Pour chaque événement, le poids p_i est pris selon sa sévérité.

Probabilité qu’aucun des indicateurs n’indique de suspicion :

Pnone=i=1n(1pi)P_{none} = \prod_{i=1}^{n}(1 - p_i)

Alors l’estimation combinée est :

Pcombined=1i=1n(1pi)P_{combined} = 1 - \prod_{i=1}^{n}(1 - p_i)

Score :

SuspicionScore=100×PcombinedSuspicionScore = 100 \times P_{combined}

ou, développé :

SuspicionScore=100×(1i=1n(1pi))SuspicionScore = 100 \times \left(1 - \prod_{i=1}^{n}(1 - p_i)\right)

Exemple

Supposons qu’il y ait deux événements :

  • medium : p=0.30 ;
  • low : p=0.10.

Alors :

Pcombined=1(10.30)(10.10)P_{combined} = 1 - (1-0.30)(1-0.10) Pcombined=10.70×0.90=0.37P_{combined} = 1 - 0.70 \times 0.90 = 0.37 SuspicionScore=37SuspicionScore = 37

Événements exclus du score

Certains événements peuvent apparaître dans le rapport sans participer au score :

  • les événements informatifs ;
  • les événements à physique non applicable ;
  • les événements supprimés par un filtre de qualité ;
  • les événements GL de réseau ;
  • les événements expliqués par un capteur défaillant.

Plafond de sévérité

Même si le score ressort élevé, le niveau textuel final ne doit pas être gonflé lorsque tous les événements sont faibles.

Matrice de plafond

Composition des événementsNiveau maximal
contient high_plusvery_high
contient highhigh
contient 2 medium ou plushigh
contient 1 mediummedium
uniquement lowmedium
uniquement infolow / pas de suspicion

Pourquoi le plafond est nécessaire

Le plafond protège le rapport d’une situation où de nombreux événements faibles produisent un score mathématique très élevé alors que la valeur probante de chaque événement reste faible.

Exemple :

text
Score = 100
Mais il n'y a aucun événement high/high_plus.
Niveau final : medium.

Event score — événements de l’appareil

Le rapport prend en compte non seulement les statistiques Q/P/T mais aussi les événements de l’appareil.

Classes d’événements de l’appareil

ClasseSignification
physicalaccès physique, effraction du boîtier, changement d’horloge, événements d’accès
substitutionindications de substitution ou de changement du régime de mesure
metrologyécarts métrologiques
system_errorerreurs système de l’appareil
commévénements de communication
otherautres événements

Pourquoi l’event score peut dominer

Les événements de l’appareil peuvent être plus fiables que les heuristiques statistiques. Par exemple :

  • effraction du boîtier ;
  • modification de paramètre ;
  • réinitialisation ;
  • réinitialisation de l’archive ;
  • changement de date/heure ;
  • accès par mot de passe par défaut ;
  • parameter_change.

Si de tels événements existent, le score final peut être déterminé par eux même lorsque le score statistique est plus bas.

Limitation importante

Tous les événements de l’appareil ne sont pas une preuve directe de manipulation.

Par exemple :

  • les écarts métrologiques peuvent être réguliers ;
  • les synthèses d’événements anormaux nécessitent un décodage ;
  • les RAISE/CLEAR répétés doivent être regroupés ;
  • « flow = 0 » peut être un fonctionnement normal.

Score final et matrice des causes racines

Score final et matrice d'hypothèses

Score final et matrice d’hypothèses. Le bloc montre laquelle des deux couches (motif statistique ou event score) a déterminé le score final, et propose immédiatement une matrice de causes racines avec des hypothèses alternatives. Toutes les hypothèses sauf « contournement » sont vérifiées sur site. La cause racine finale n’est établie qu’après la visite terrain et le décodage du journal des événements anormaux.

Le score final doit prendre en compte les deux couches :

text
pattern score statistique
device event score

L’un des principes :

FinalScore=max(PatternScore,EventScore)FinalScore = max(PatternScore, EventScore)

Si EventScore est plus élevé, le rapport doit expliquer :

text
Le score final est déterminé par des événements directs ou classifiés de l'appareil.
Le détecteur statistique a donné un score plus bas.

Si PatternScore est plus élevé, le rapport doit expliquer :

text
Le score final est déterminé par un motif Q/P/T répété.
Les signaux directs de l'appareil sont insuffisants.

Confiance des preuves

La confiance des preuves ne reflète pas la force de la suspicion mais la complétude de la base probante.

Formule

La carte des sources est utilisée :

SourcePoids
Archive horaire3
Sessions2
Événements de l’appareil3
Fiche signalétique1
Visite terrain3

Statut de la source :

si={1,ok0.5,partial0,missings_i = \begin{cases} 1, & ok \\ 0.5, & partial \\ 0, & missing \end{cases}

Pourcentage global :

EvidenceConfidencePct=wisiwi×100%EvidenceConfidencePct = \frac{\sum w_i s_i}{\sum w_i} \times 100\%

Niveaux

PourcentageNiveau
≥ 70%high
35–70%medium
< 35%low

Interprétation importante

  • Suspicion score répond à : quelle est la force du motif.
  • Evidence confidence répond à : les sources sont-elles suffisantes pour une conclusion assurée.
  • Legal readiness répond à : une conclusion juridiquement opposable peut-elle être formulée.

Ce sont trois échelles différentes, et l’une ne peut être déduite d’une autre.

Synthèse de l’investigation : sept échelles

Synthèse de l'investigation

Synthèse de l’investigation. Juste sous l’en-tête du rapport — sept indicateurs qui se lisent ensemble, non séparément. Par exemple, Pattern Score = 100 avec Evidence Confidence = 58% et Confirmed Tampering = « — » signifie : mathématiquement le nœud paraît très suspect, mais il n’y a pas encore assez de preuves pour un constat formel — une visite terrain est nécessaire.

Chacune des sept échelles a sa propre signification, sa formule et ses sources :

ÉchelleCe qu’elle montreSource
Pattern Suspicionforce des indicateurs mathématiquesarchive horaire
Evidence Confidencecomplétude de la base probantecarte des sources
Confirmed Tamperingfait de manipulation (juridique)constat terrain + événements tangibles
Legal Readinessrecevabilité pour une action juridiqueconfiance + événements tangibles
Field Priorityurgence de la visitescore + confiance + récence
Metrology Reliabilityfiabilité des hypothèses physiquesfiche signalétique + capteurs
Data Integrity Riskintégrité des sourcesarchives + sessions

Recevabilité juridique

La recevabilité juridique est l’évaluation de la maturité de la conclusion en vue d’une action juridiquement opposable.

Statuts possibles

StatutSignification
not_readypas assez de preuves
partialdes indicateurs forts existent, mais une confirmation est nécessaire
readyassez de preuves pour un constat formel ou une action formelle

Conditions pour not_ready

text
uniquement des motifs statistiques
et aucune visite terrain
et aucune preuve tangible de l'appareil
et la fiche signalétique est incomplète

Conditions pour partial

text
il y a des événements de substitution
ou la confiance des preuves est élevée
ou il y a une visite terrain mais certaines sources manquent

Conditions pour ready

ready n’est possible que si la base probante est suffisante. Exemples :

  • un événement physique tangible dans le journal de l’appareil ;
  • effraction du boîtier confirmée ;
  • modification de paramètre confirmée ;
  • visite terrain + événements de l’appareil ;
  • documentation photographique formelle ;
  • P_const / parameter_change illégal prouvé.

Priorité terrain

La priorité terrain définit l’urgence de la visite.

Niveaux possibles

PrioritéSignification
P0urgent, aujourd’hui / 24–48 heures
P1visite dans la semaine
P2contrôle planifié
P3surveillance

Matrice

ConditionPriorité
événement physique au cours des 7 derniers joursP0
événement physique de plus de 7 joursP1
score ≥ 70 et confiance medium/highP0
score ≥ 70 et confiance lowP1
score 50–70P1
score 30–50P2
score < 30P3

Pourquoi un score 100 peut être P1

Si le score est élevé mais que :

  • peu d’événements ;
  • aucun high / high_plus ;
  • la confiance est medium ;
  • aucune visite terrain ;
  • la fiche signalétique est incomplète ;
  • il n’y a aucune preuve tangible ;

alors la visite peut être P1, et non P0.

Fiabilité métrologique

La fiabilité métrologique montre dans quelle mesure les hypothèses physiques et métrologiques sont correctes.

Ce qui réduit la fiabilité

  • fiche signalétique non confirmée ;
  • P_const inconnu ;
  • poids d’impulsion inconnu ;
  • Qmin/Qmax inconnus ;
  • P≈100 kPa se répète sans explication ;
  • la voie P est figée ;
  • la voie T est figée ;
  • type de pression inconnu : absolue ou relative ;
  • Gay-Lussac est appliqué à un nœud de réseau non fermé.

Niveaux

NiveauSignification
highfiche signalétique et voies confirmées, aucune limitation métrologique substantielle
mediumil y a des lacunes de fiche signalétique ou des anomalies isolées
lowle modèle physique n’est pas applicable ou les capteurs sont nettement dégradés

Risque d’intégrité des données

Le risque d’intégrité des données montre le degré de complétude des données d’investigation.

Ce qui augmente le risque

  • archive des sessions partielle ;
  • journal des événements de l’appareil manquant ;
  • archive horaire incomplète ;
  • lacunes avec des sessions réussies ;
  • contradictions entre les sources ;
  • horodatage venant du futur ;
  • décodage des événements incomplet ;
  • journaux bruts indisponibles.

Niveaux

NiveauCondition
lowsources complètes et cohérentes
mediumcertaines sources partielles/manquantes
highil y a des événements d’intégrité des données ou des contradictions sérieuses

Matrice des causes racines — hypothèses typiques

La matrice des causes racines existe pour que le rapport ne se réduise pas à une seule accusation.

Hypothèses typiques

HypothèseCe qui peut l’étayerCe qui peut la réfuter
P_const légalP proche du default, la fiche signalétique autorise le régimela fiche signalétique ne confirme pas P_const
Capteur P figéstd(P) faible, répétabilitéP varie normalement en dehors de la fenêtre
Contournement de comptageQ=0 + P default + recovery + preuves tangiblesaucune preuve terrain, aucune preuve de l’appareil
Arrêt planifiéQ=0 conforme au régime du siteP_default / recovery atypiques
Erreur d’archive / d’analyseurlacunes, motifs répétés, incohérence des sessionsles journaux bruts de l’appareil confirment la réalité
Vanne aval ferméeQ=0 avec P en serviceaucune confirmation de la position de la vanne
Régulateur de réseauP stable à basse pressionle site n’est pas un nœud de réseau
Arrêt saisonnierle profil du site autorise l’arrêtla consommation était due au contrat

Statuts des hypothèses

StatutSignification
not_checkednon vérifié
possiblepossible
unlikelypeu probable
likelyprobable
confirmedconfirmé

La cause racine finale n’est établie qu’après une visite terrain et le décodage du journal des événements anormaux.

Estimation du volume d’exposition potentiel

Estimation du volume d'exposition potentiel

Estimation du volume d’exposition potentiel. Pas un volume de vol, mais une estimation d’ampleur pour prioriser le contrôle. Les trois chiffres (low / expected / high) forment une plage de ±30% autour de la valeur attendue. La référence est calculée comme la médiane des débits non nuls pour la même heure de la semaine en dehors des événements. Sans inspection terrain, tous les chiffres restent une heuristique.

L’exposition est un calcul de l’ampleur de la consommation potentiellement non comptée dans les fenêtres suspectes.

Référence

Pour chaque heure, une référence est construite à partir de données historiques hors événement.

La médiane des débits non nuls est utilisée pour la même combinaison :

text
heure du jour + jour de la semaine

Formule :

Baselineh,d=median(Q    hour=h,  weekday=d,  Q>0,  outside  events)Baseline_{h,d} = median(Q \; | \; hour=h,\; weekday=d,\; Q>0,\; outside\; events)

Exposition horaire

Pour chaque heure d’une fenêtre suspecte :

Exposuret=max(0,BaselinetQt)Exposure_t = max(0, Baseline_t - Q_t)

Plafond supérieur

Pour éviter une surestimation, l’exposition horaire est plafonnée au P95 historique :

Exposuret=min(Exposuret,QP95)Exposure_t = min(Exposure_t, Q_{P95})

Si Qmax est connu, le plafond peut être resserré :

Exposuret=min(Exposuret,QP95,Qmax)Exposure_t = min(Exposure_t, Q_{P95}, Q_{max})

Déduplication

Si des fenêtres suspectes se chevauchent, une même heure n’est comptée qu’une seule fois :

SuspiciousHours=unique(hours  inside  all  suspicious  windows)SuspiciousHours = unique(hours \; inside \; all \; suspicious \; windows)

Exposition totale attendue

Exposureexpected=tSuspiciousHoursExposuretExposure_{expected} = \sum_{t \in SuspiciousHours} Exposure_t

Plage d’incertitude

Pour la plage indicative, ±30% est utilisé :

Exposurelow=0.7×ExposureexpectedExposure_{low} = 0.7 \times Exposure_{expected} Exposurehigh=1.3×ExposureexpectedExposure_{high} = 1.3 \times Exposure_{expected}

Poids probant de l’exposition

L’exposition a un poids probant faible ou moyen tant qu’il n’y a pas :

  • une visite terrain ;
  • des relevés d’un compteur externe ;
  • une confirmation du régime du site ;
  • une confirmation que Q aurait effectivement dû être >0 ;
  • une vérification des paramètres de la fiche signalétique.

Corrélation avec l’archive des événements anormaux

Événements par groupes

Événements par groupes. Chaque fenêtre de motif suspect se déploie en une carte complète : valeurs détaillées, corrélation avec le journal des événements anormaux (événements de l’appareil dans ±24h), liste des hypothèses alternatives et archive horaire de cette fenêtre. Une forte corrélation (parameter_change / reset à l’intérieur de la fenêtre) est un candidat à la preuve tangible.

La corrélation montre si des événements de l’appareil se situent à proximité d’une fenêtre suspecte.

Fenêtre de corrélation

Pour chaque événement, la fenêtre suivante est utilisée :

[event_start24h,  event_end+24h][event\_start - 24h,\; event\_end + 24h]

Ce qui compte comme une correspondance

Une correspondance est tout événement de l’appareil qui tombe à l’intérieur de la fenêtre.

Exemples :

  • synthèse des événements anormaux ;
  • un événement anormal unique ;
  • parameter_change — modification d’un paramètre de l’appareil ;
  • reset — réinitialisation ;
  • cover_open — effraction du boîtier ;
  • clock_change — changement d’horloge ;
  • archive_reset — réinitialisation de l’archive.

Interprétation

RésultatSignification
aucune correspondancele journal de l’appareil ne confirme pas la fenêtre
uniquement des synthèsescorrélation faible
parameter_change / resetcorrélation forte
cover / magnet / physicalcandidat à la preuve tangible
journal videconfirmation impossible

Commentaire IA

Commentaire IA

Commentaire IA. Un texte auxiliaire pour l’opérateur : un bloc explique les événements de l’appareil, l’autre formule une synthèse méthodologique. L’avertissement en tête souligne que l’IA ne participe pas au scoring et ne remplace pas une inspection terrain.

Le commentaire IA est un texte auxiliaire.

Ce que l’IA peut faire

  • expliquer brièvement le problème ;
  • énumérer les principaux risques ;
  • formuler des hypothèses ;
  • suggérer l’ordre des contrôles ;
  • produire une conclusion claire pour l’opérateur.

Ce que l’IA ne peut pas faire

L’IA ne peut pas :

  • modifier le score ;
  • modifier la recevabilité juridique ;
  • confirmer une manipulation ;
  • remplacer le journal de l’appareil ;
  • remplacer la fiche signalétique ;
  • remplacer une visite terrain ;
  • créer des preuves.

Avertissement obligatoire

text
Le commentaire IA ne participe pas au calcul de Legal Readiness, Evidence Confidence ou Pattern Score et ne fait pas partie de la base probante.

Liste de contrôle d’inspection pour l’équipe terrain

Liste de contrôle de la visite terrain

Liste de contrôle de la visite terrain. L’ensemble minimal de photos et de mesures nécessaire pour rédiger le constat. Imprimée ou ouverte sur une tablette avant la visite. Liée aux indicateurs détectés : si le motif P_default s’est déclenché — l’élément du régime P_const est obligatoire ; si le motif de lacune d’archive s’est déclenché — l’élément du journal des événements anormaux est obligatoire.

La liste de contrôle doit être liée aux indicateurs détectés.

Éléments généraux

  • scellés du compteur ;
  • scellés du correcteur ;
  • câble d’impulsion / reed / encodeur ;
  • capteur de pression ;
  • capteur de température ;
  • ligne de contournement (bypass) ;
  • positions des vannes en amont et en aval du compteur ;
  • régime P_const ;
  • journal des événements anormaux ;
  • volume cumulé sur le compteur et le correcteur ;
  • photo de l’afficheur du correcteur ;
  • agencement de la tuyauterie ;
  • régime contractuel du site.

Photos requises

  • afficheur du correcteur : Q, P, T, V ;
  • date et heure du correcteur ;
  • régime P_const ;
  • numéro de série du compteur ;
  • numéro de série du correcteur ;
  • scellés ;
  • capteur P ;
  • capteur T ;
  • câble d’impulsion ;
  • contournement et vannes ;
  • vue d’ensemble du nœud.

Ce qu’il faut mesurer

  • pression réelle avec un manomètre de référence ;
  • température réelle ;
  • volume cumulé ;
  • relevés d’un compteur externe ;
  • présence d’impulsions ;
  • état de l’alimentation électrique ;
  • paramètres de communication ;
  • Qmin/Qmax selon la fiche signalétique ;
  • poids d’impulsion.

Graphique Q/P et fenêtres suspectes

Graphique du débit et de la pression

Graphique Q/P. La visualisation principale. La ligne bleue est le débit horaire, l’orange est la pression. Les zones hachurées rouges et jaunes marquent les fenêtres des motifs déclenchés : au survol, les valeurs horaires exactes sont affichées. Le double graphique permet de voir toute la période d’un coup et de ne pas manquer les tendances à long terme.

Infobulle du graphique

Infobulle du graphique. Le survol de n’importe quel point affiche les valeurs horaires exactes de Q et P. C’est nécessaire pour vérifier les hypothèses : par ex. connaître la valeur de pression à l’intérieur d’une fenêtre suspecte ou comparer le débit à la référence.

Ce qu’il faut rechercher sur le graphique

  • de longs segments horizontaux de P (plateau → P_stuck) ;
  • des chutes de Q à zéro (périodes de débit nul) ;
  • des sauts simultanés de Q et P (recovery) ;
  • des sauts de pression sans débit ;
  • un Q parfaitement plat avec une moyenne non nulle (profil synthétique) ;
  • des discontinuités dans le temps (lacune dans l’archive).

Ce qui ne peut pas être interprété isolément

  • une heure zéro unique ;
  • un pic de P ponctuel ;
  • toute anomalie sans vérifier le journal des événements anormaux et la fiche signalétique.

Synthèse du nœud et distribution horaire

Synthèse du nœud

Synthèse du nœud. Un coup d’œil unique sur la « matière brute » : combien d’événements, quelle diversité d’indicateurs, durée totale, couverture de la période. L’histogramme « quand ils ont commencé » est utile pour repérer les motifs de régime : des événements uniquement la nuit ou uniquement pendant les heures ouvrées sont diagnostiquement importants (voir le motif « reprises uniquement pendant les heures ouvrées »).

Métriques de synthèse

MétriqueCe qu’elle montre
Total eventsnombre total de motifs détectés
Unique typescombien de détecteurs distincts se sont déclenchés
Durationdurée totale de toutes les fenêtres (avec déduplication)
Coveragepart de la période couverte par les fenêtres suspectes
Levelsrépartition par low/medium/high/high_plus
Most severenom et sévérité de l’indicateur le plus fort

Distribution horaire

L’histogramme « quand ils ont commencé » utilise un codage couleur :

  • nuit (00–05) — bleu ;
  • matin (06–08) — bleu clair ;
  • jour (09–17) — orange ;
  • soir (18–23) — violet.

Une concentration sur une seule couleur est un signal diagnostique fort (par ex. tous les événements pendant les heures ouvrées → maintenance manuelle).

Top-5 des fenêtres pour l’inspection terrain

Top-5 des fenêtres pour l'équipe

Top-5 des fenêtres pour l’équipe. Si l’équipe est limitée en temps — commencer par ces 5 fenêtres. La liste complète figure plus bas dans la section « tous les événements par groupes ». La colonne « à vérifier » est assemblée automatiquement à partir des indicateurs déclenchés : pour zero_flow_p_default c’est le régime P_const, pour gap_with_clean_sessions c’est le journal des événements anormaux et un contrôle de l’analyseur d’archive.

Algorithme de sélection du Top-5

text
1. filtrer les événements de sévérité >= medium
2. trier par poids (high_plus > high > medium > low)
3. au sein de chaque poids — par temps décroissant
4. conserver les 5 premiers
5. assembler l'union de la liste de contrôle à partir des indicateurs déclenchés

Colonne « À vérifier »

Indicateur déclenchéÉléments obligatoires
zero_flow_p_defaultscellés, fiche signalétique P_const, journal des événements anormaux
zero_flow_p_stuckcapteur P, fiche signalétique, photo de l’afficheur
zero_flow_recoverypositions des vannes, événements anormaux, heure de la reprise
gap_with_clean_sessionsarchive des sessions, analyseur, journaux bruts
plateau_q_pcâble d’impulsion, encodeur, fiche signalétique Qmin/Qmax

Comment lire le bloc supérieur

Pattern suspicion

Répond à la question :

Quelle est la force des indicateurs mathématiques de suspicion ?

Ne répond pas à la question :

La manipulation est-elle prouvée ?

Evidence confidence

Répond à la question :

Quelle est la complétude de la base probante ?

N’est pas égale au suspicion score.

Confirmed tampering

Doit rester NOT CONFIRMED s’il n’y a aucune preuve tangible ni constat terrain.

Montre si l’on peut passer à une action juridiquement opposable.

Field priority

Montre l’urgence d’une visite terrain.

Metrology reliability

Montre si l’on peut se fier aux hypothèses physiques et métrologiques.

Data integrity risk

Montre le degré de complétude et de cohérence des sources de données.

Erreurs d’interprétation courantes

Erreur : score 100 = preuve

Faux. Un score de 100 peut être le résultat d’un fort motif statistique ou d’un event score. La preuve nécessite des sources.

Erreur : P=100 kPa = substitution illégale

Faux. Cela peut être un P_const ou une valeur par défaut autorisée par la fiche signalétique.

Erreur : Gay-Lussac violé = manipulation

Faux. Le modèle ne s’applique qu’à un volume fermé.

Erreur : Q=0 avec P>0 = contournement

Faux. Cela peut être un arrêt, une vanne fermée ou un régime technologique.

Erreur : exposition = perte

Faux. L’exposition est une estimation d’ampleur pour le contrôle.

Erreur : l’IA a écrit « suspicion » = prouvé

Faux. Le commentaire IA n’est qu’une explication.

Erreur : « non déclenché » = « aucun problème »

Faux. Un indicateur a pu être supprimé par un filtre de qualité, désactivé à cause d’un capteur figé ou simplement non applicable au type de nœud. Lire attentivement la section des limitations.

Critères minimaux pour un rapport complet

Le rapport est considéré comme méthodologiquement complet s’il contient :

  • la période d’analyse ;
  • la carte du nœud ;
  • le pattern suspicion score ;
  • la confiance des preuves ;
  • le statut de manipulation confirmée ;
  • la recevabilité juridique ;
  • la priorité terrain ;
  • la carte des sources de données ;
  • la liste des motifs détectés ;
  • la condition formelle de chaque motif ;
  • la sévérité et la logique de plafond ;
  • l’event score ou une explication de son absence ;
  • la matrice des causes racines ;
  • l’estimation de l’exposition ;
  • la corrélation avec les événements de l’appareil ;
  • l’avertissement IA ;
  • la liste de contrôle de la visite terrain ;
  • la méthodologie avec formules et seuils ;
  • l’énoncé des limitations et des hypothèses alternatives.

Formulation recommandée du verdict final

Un verdict final correct doit être neutre :

text
Le nœud présente des indicateurs qui requièrent une vérification : longues périodes Q≈0,
une voie de pression figée et/ou des correspondances avec des événements de l'appareil.
Ce n'est pas une preuve autonome de manipulation.
Pour le verdict final, il faut vérifier la fiche signalétique P_const, le journal des événements anormaux,
les scellés, le câble d'impulsion, les relevés du correcteur et l'agencement réel du nœud.

Si la confiance des preuves est élevée :

text
La présence d'événements directs de l'appareil augmente le poids probant, mais la qualification finale
doit tenir compte du décodage des codes, des paramètres de la fiche signalétique et des résultats de l'inspection terrain.

Si la confiance des preuves est faible :

text
Les indicateurs détectés sont de nature heuristique et ne servent qu'à la planification du contrôle.

Rapports associés

  • Contournement de comptage (parc) — la même évaluation sur l’ensemble du parc à la fois, sans les blocs de procédure.
  • Nœuds suspects — le principal outil au niveau du parc pour détecter le contournement.
  • Analytique de consommation — une ventilation générale du nœud avec le journal des événements ; recommandé à exécuter avant ou conjointement avec ce rapport.
  • Audit des fiches signalétiques — un contrôle de complétude des fiches signalétiques, sans lequel la recevabilité juridique ne peut être ready.

Sujets connexes

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